Le syndrome Downton Abbey, quelque chose de Dowager en moi .....


 
 
 
Il a fallu quatre pleines saisons et l'apothéose d'une superbe cinquième  pour que le syndrome apparaisse, d'abord subreptice en seconde période avec l'achat d'un éphéméride, puis une manière discrète d'écumer les publications , scripts et autres "entre les scènes" . La ressortie des chapeaux cloches à porter sur le côté a marqué le pas décisif. Le signe inquiétant d'une downton-abbey-mania galopante s'est fait jour d'abord par l'étonnant achat d'un guide des bonnes manières et us et coutumes afin que le personnel de maison ( moi même et mon époux) puisse accomplir sa tâche  sans faillir et dans la bonne mesure, vous n'imaginez même pas à quel point je suis désormais soumise à la rigueur nécessaire, sentiment qui accompagne le moindre dépoussiérage, la moindre changée de l'eau fraiche dans les vases.... puis l'excès et la démesure apparurent  en fin d'année sous l'aspect incongru d'une première ornementation de Noël rutilante représentant sur la boule rubis toute la tribu des cuisines aux étages les plus élégants, puis deux, puis trois ornements, en diverses couleurs...... puis ce fut le comble et l'alarme des proches lorsque le vœu le plus cher parmi les présents des étrennes fut le désir que l'on m'offrit un presse papier boule de neige en matière précieuse toute en horrible résine et représentant la demeure dans toute sa splendeur. Les proches ont dit NON, non et non.NON!
Soit, je me suis faites depuis très discrète dans mes velléités, laissant seulement abonder dans mon  vaste fort intérieur tout l'enthousiasme pour cette série et ses adorables dérivés, ne laissant apparaitre qu'en signe extérieur  de compulsion qu'une certaine nouvelle tournure de mon intérieur , une boite à thé avec l'effigie des idolâtrés,  quelques coussins Aubusson remarqués dans la série, un joli coffret confectionné en tissu fleuri recueillant désormais l'achat des précieuses saisons,  quelque lampe double apparaissant dans les mythiques scènes et la fameuse bergère cannée à partir desquels  j'ai composé la série d'images que voici. L'intégrité morale est sauve, à part quelques petits signes effrontés de Dowager en moi et un goût tout a fait convenable pour le brandy, tout va bien , bien que mon chat Joli Pommier n'est pas dupe , je lui trouve tout de même un drôle de regard à mon endroit.......

Mes amis, après un  sombre Janvier rempli d'effroi et d'incertitude j'ose à peine vous  exprimer à quel point la convalescente que je suis est heureuse de vous retrouver tous.